Titre : |
Émancipation |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
Federico Tarragoni, Auteur |
Editeur : |
Paris : Anamosa |
Année de publication : |
DL 2021 |
Collection : |
Le Mot est faible, ISSN 2678-3274 |
Importance : |
1 volume (102 p.) |
Format : |
19 cm |
ISBN/ISSN/EAN : |
978-2-38191-034-5 |
Langues : |
Français (fre) |
Mots-clés : |
Émancipation -- Sociologie |
Résumé : |
Aujourd’hui comme avant, l’émancipation suscite chez certains la méfiance. Le réflexe est bien connu : que ce soit dans le domaine du politique, de la famille, de la sexualité ou du travail, les processus d’émancipation conduisent, depuis l’avènement des sociétés modernes, à rompre avec un ordre, avec une tradition pourvoyeuse de sécurités et de confort, et à les remplacer par un saut dans l’incertain. Mais notre actualité se singularise sur un point : à ce discours anti-émancipation s’en conjugue désormais un autre, qui vise au contraire à s’emparer du mot pour le détourner de son sens originaire. C’est ainsi que l’émancipation est devenue l’un des maîtres-mots des programmes de réformes néolibérales, que l’on trouve derrière l’éloge des émancipés de la start-up Nation, la nécessité pour chacun de « se prendre en main », de devenir l’entrepreneur de sa vie, de se responsabiliser face à ses échecs et d’assumer les risques de ses choix. Le danger existe donc que l’émancipation devienne le maître-mot du retournement de la démocratie contre elle-même, la clef-de-voûte de la novlangue exprimant la volonté de gouverner sans le peuple. |
Émancipation [texte imprimé] / Federico Tarragoni, Auteur . - Paris : Anamosa, DL 2021 . - 1 volume (102 p.) ; 19 cm. - ( Le Mot est faible, ISSN 2678-3274) . ISBN : 978-2-38191-034-5 Langues : Français ( fre)
Mots-clés : |
Émancipation -- Sociologie |
Résumé : |
Aujourd’hui comme avant, l’émancipation suscite chez certains la méfiance. Le réflexe est bien connu : que ce soit dans le domaine du politique, de la famille, de la sexualité ou du travail, les processus d’émancipation conduisent, depuis l’avènement des sociétés modernes, à rompre avec un ordre, avec une tradition pourvoyeuse de sécurités et de confort, et à les remplacer par un saut dans l’incertain. Mais notre actualité se singularise sur un point : à ce discours anti-émancipation s’en conjugue désormais un autre, qui vise au contraire à s’emparer du mot pour le détourner de son sens originaire. C’est ainsi que l’émancipation est devenue l’un des maîtres-mots des programmes de réformes néolibérales, que l’on trouve derrière l’éloge des émancipés de la start-up Nation, la nécessité pour chacun de « se prendre en main », de devenir l’entrepreneur de sa vie, de se responsabiliser face à ses échecs et d’assumer les risques de ses choix. Le danger existe donc que l’émancipation devienne le maître-mot du retournement de la démocratie contre elle-même, la clef-de-voûte de la novlangue exprimant la volonté de gouverner sans le peuple. |
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